Viajando

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promenade
j’ai essayé de me perdre aujourd’hui mais impossible
je voulais retrouver mon chemin
mais je l’ai
mon chemin
je voulais voir
et j’ai vu
les pélicans, les phoques, les cabanes au fil des vallons, les taudis, les putes, les sentiers, les barques, les vieux marins qui transportent juste à la barque les autres d’un navire à un autre, les dockers fluos, les pécheurs, les militaires, les rabatteurs, les madres, les clodos, les chiens, les escaliers, les arbres, les fleurs, les odeurs, les tempêtes, les maisons, les tombes, les gens, les enfants qui jouent dans la rue avec des épées en barre de fer pourries, les pigeons, les routes qui se délitent et deviennent chemins et s’arrêtent, les salles de jeu, les gens, les épiceries improbables avec une chaise pour boire son eau, sans gaz, les points de vue, les amoureux qui s’enlacent aux points de vue, les urnes, les graffiti, les slogans, les bosquets de roses, les lézards cachés dans les feuilles, les arbres, les aloe, les rues abruptes, les escaliers, les pentes, les insectes, les pépés avec un journal plié en chapeau sur la tête pour repeindre les barreaux de la cuisine, les panneaux électoraux, les ados sur les places le cul dans l’herbe, les vallons, la ville, du large, sa forme, ses recoins, ses ombres, rares et bizarres, l’étoile, la notre, comme un plomb, quand l’ombre file au ras des murs et ricane à la face des vivants inadaptés, et les plantes se moquent de nous, et les bus, les gens, la ville, les mouettes, les enfants, le vent, le souffle de la ville, la respiration, le clignotement, la vie.
impossible de se perdre ici.

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