rouge comme un ciel d’ici elle danse et transe et respire et transpire
nous avons assisté à une cérémonie chamanique, une danse de sorcière, loin, dans une maison, au dernier étage, un rite, une œuvre, une guérison, pour chacun d’entre nous, pour nous ?
le son de ses pas, de ses mouvements, de ses râles, de ses chants, de son corps, qui frotte par terre quand elle tombe et se relève comme par magie en un mouvement comme à l’envers de la chute, sorcière rouge, inquiétante et belle comme un tigre, un serpent, douce et cruelle, profonde, la profondeur de ses yeux mi clos qui s’ajustent sur les nôtres, et plongent et lisent et devinent et la vitesse de ses gestes, la précision de ses gestes, dans un cercle d’eucalyptus, qui jamais n’est violé, la précision de ses déplacements dans l’anarchie de sa transe, de sa danse, la précision de ses pupilles braquées ou planantes, précision dans la folie.
sorcière, belle et dangereuse comme un félin droit dans les yeux qui ronronne !
