relache

C’est dimanche.

Nous ne postons plus, ou presque plus depuis le début de la résidence au c12.

L’échéance approchant, les urgences se multiplient.

Pour les plus assidus, quelques nouvelles quand même.

Le container est à sa place, où nous le souhaitions.

Il est branché chez Simone, la voisine – qui est adorable. (sous-compteur, prix du Kw/h, câble qui traverse la rue avec la bénédiction du commissaire Le Du).

L’autochtone est un peu curieux, mais pas trop, aimable et se marre quand il apprend que c’est du théâtre, ce truc.

Il fait chaud sous le soleil.

Les éboueurs nous saluent.

Pas encore un seul tag, la tôle reste immaculée. Nos paris sont tous perdus. Peut-être que ce dimanche aura vu sortir le jeune Mantois et sa bombe, qui sait.

Et dedans, quelques problèmes techniques à résoudre encore, du jour qui passe sous la porte, par la trappe, la vidéo à réaliser, à caler et autres menus détails.

Et les humains.

C’est bien plus facile de parler comme ça, au coin d’un dimanche, de nos petites contingences techniques, des sacs à poupées qui nous font réfléchir depuis des jours. Beaucoup plus facile que de décrire un peu ce qu’il se passe tous les jours dans le container.

Le texte qui se dit, se redit, encore, encore.

Les gestes qui s’affinent.

Les regards.

Les doutes, les marches arrière.

Le rythme, le rythme.

Les découvertes, la sensation qu’on tient un truc et ne pas arriver à le mettre en place parfaitement. Pas encore.

Le temps à gérer.

Ne pas avancer trop vite.

Ne pas être prêts trop tôt.

Une semaine encore pour paufiner.

Pas plus.

On y est presque.

Et puis l’angoisse qui monte.

Pourvu que

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