La brume descend sur le port et le vent ne l’emporte pas
Et mes pensées tournent en deux temps
En même temps
Un temps d’ici ou les jours sont des secondes ou chaque mot nous rapproche un peu plus du bord du précipice
Un temps de là bas ou tout se traine sans eux, sans mes aimés, sans leurs présences et leurs baisers et leurs sourires
Mon cerveau en deux temps
Sans eux
Et les images s’empilent et se replient sur mes yeux
Les grues, les pélicans, les enfants, les bateaux, les nuages, les vagues, les rues, les containers, les camions, les yeux, les maisons, les sourires, les phoques, les oiseaux, les pavés, les gens, les escaliers, les vallons, les minutes défilent et collent.
Sans eux.
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